La réparation d'une commode - Louis Shaffer

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La réparation d'une commode

La réparation d'une commode - Louis Shaffer

Avec mon frère, nous avons poussé notre mère à passer par un Syndic de faillite Joliette pour la soutenir dans ses ennuis financiers. Après de nombreuses années dans le même appartement, elle a décidé de le louer et de partir en maison de retraite. Je l’ai aidée, ainsi que Benjamin, mon frère, à trier ses meubles. Elle m’a donné une commode en bois sculptée de fleurs et de feuilles, un miroir au cadre rococo, une desserte recouverte de marbre et un fauteuil Voltaire. Ils sont en accord avec ma décoration et ma conjointe les a tout de suite placés au bon endroit. J’ai remarqué que la commode nécessitait une petite réparation, j’ai donc cherché un artisan qui pouvait me la réaliser. Un ébéniste avait laissé une publicité dans ma boîte à lettres, je l’ai appelé pour avoir un devis. Plutôt que de se déplacer, il m’a demandé de lui envoyer une description détaillée et des photographies.

Son évaluation du coût de la réfection n’était pas élevée, j’ai accepté sa proposition. Je lui ai indiqué notre adresse pour qu’il vienne prendre à notre domicile le meuble endommagé, peut-être lors de son déplacement jusque chez moi. J’ai emballé ce mobilier précieux dans des couvertures scotchées les unes avec les autres. L’artisan m’a complimenté sur cette initiative. Selon lui, trop de personnes s’attendaient à ce qu’il emballe lui-même l’objet qu’il venait prendre, alors qu’il n’avait pas le matériel adéquat. Il m’expliqua que les dimensions varient d’un objet à l’autre, il ne pouvait pas se permettre de posséder des emballages différents pour chaque chose qu’on lui demandait de réparer.

Un mois entier plus tard, j’ai eu ma commode, réparée. Elle fut installée dans notre chambre. Elle apporte une touche rétro que j’adore et ma conjointe a parcouru les boutiques d’antiquaires pour avoir une coiffeuse assortie. Quand elle la ramena, elle constata qu’une partie d’un tiroir manquait, que les sculptures de fleurs étaient piquetées de trous de vers, que la peinture s’écaillait et qu’un morceau de bois manquait à l’arrière. De nouveau, nous avons appelé l’ébéniste. Pour plus de facilité à la transporter, j’ai détaché le miroir, avec délicatesse. Il tenait par des chevilles en bois, que j’ai fait remplacer par des gonds en fer car elles étaient vermoulues. Dernièrement, c’est une psyché des années mille neuf cent trente que Mathilde a achetée. Cette antiquité n’a aucun défaut, elle est dans un état de conservation parfait, j’en suis très content.