Le départ de notre fils - Louis Shaffer

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Le départ de notre fils

Le départ de notre fils - Louis Shaffer

Steve, notre fils, vient tout juste de décrocher une promotion dans son emploi. Depuis, il envisage de déménager de chez nous pour être enfin indépendant, de plus qu’il a maintenant une fiancée. Pour ma femme Érica, ça la rend malade l’idée de voir son bébé partir de la maison, puisque c’est notre seul enfant. Elle a déjà persuadé notre fils plusieurs fois de rester, car la maison est assez grande pour toute la famille, mais ce dernier ne veut pas. Je le comprends parfaitement, car moi-même, je constate qu’Érica est trop protectrice et fait toujours comme si notre fils est encore un bébé. Avec sa fiancée, ils ont déjà trouvé une petite maison, à la fois simple et moderne, à proximité de la ville. Nous l’avons visité ensemble la semaine dernière, et c’est une très belle maison avec jardin et auvent terrasse, c’est très esthétique. En arrivant là-bas, Érica s’est alors rendu compte que son fils allait partir pour de bon, elle était très silencieuse, et Steve a eu beaucoup de peine pour elle. Elle a tenté une dernière fois de convaincre Steve de ne pas déménager, mais ce dernier et sa fiancée étaient déjà convaincus de leur décision. C’est normal, car parfois, même les mères protectrices et les belles-filles finissent par se détester au fil du temps si elles sont toujours dans la même maison.

Samedi dernier, Steve a invité sa mère à déjeuner pour discuter avec elle. Cette idée vient de moi, car j’ai moi aussi de la peine en voyant ma femme triste à la maison, alors que Steve ne serait qu’à quelques kilomètres de chez nous seulement. Ils n’ont pas seulement déjeuné ce jour-là, mais ont presque passé tout l’après-midi ensemble. Selon Steve, elle a insisté pour acheter quelques accessoires utiles pour leur nouvelle maison. Ça voulait donc dire qu’elle a enfin accepté le fait que son fils allait partir de la maison. Le déménagement s’est déroulé lundi, Érica et moi, avons pris notre journée pour pouvoir les aider à s’installer. Étonnement, Érica était très souriante ce jour-là, alors que j’aurais mis ma main à couper qu’elle pleurerait. J’ignore de quoi Steve et elle ont discuté, mais je crois qu’il a réussi à la persuader. En retournant à la maison ce jour-là, j’en ai profité pour emmener Érica dans un endroit où nous aimions aller autrefois. Ensuite, je l’ai invité à souper dans un beau restaurant. C’était pour qu’elle sache que je vais la gâter comme avant, maintenant que nous ne sommes que tous les deux.