Notre fils grandit - Louis Shaffer

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Notre fils grandit

Notre fils grandit - Louis Shaffer

Cette semaine, j'ai fait le tour des collèges de l’île de Montréal, de Longueuil, et de Laval avec ma fille, pour nous renseigner sur les choix offerts. Elle nous a avoués qu’elle est intéressée à tout ce qui touche le domaine de l'esthétique. Alors depuis, on essaie de trouver le plus d’informations possibles, sur les programmes de formation injection de botox pour prendre une décision éclairée.

Je ne lui ai pas avoué que j'aurais aimé qu’elle suive une autre formation. Au contraire, j'ai respecté son choix, et j’ai essayé de l’aider autant que je le pouvais. Sa mère, elle non plus n'est contente avec son choix. Elle considère cela comme une profession difficile à la longue. Pourtant, elle aussi s’abstient de faire des commentaires. Les deux, on veut qu’elle suive son propre chemin, qu’elle suive son rêve, même si cela ne coïncide pas à ce qu'on avait envisagé pour elle.

Hier soir, durant le souper, en regardant les brochures de quelques collèges, elle nous a dit que ce diplôme l’aiderait mettre à profit sa passion pour l’esthétique.

Mon épouse, lui répondit qu’elle serait sa première cliente, à condition qu’elle lui accorde un bon rabais. Elle tourna sa tête vers elle, et lui dit qu'elle le ferait sans qu’elle ne paye un sou. Elle se leva et commença à dévoiler son plan d'action pour commencer sa nouvelle carrière. Tout semblait excellent, on a aimé tout ce qu’elle venait de dire.

Par curiosité, je lui ai demandé s’il était conscient de tous les travaux que son plan impliquerait, et quel en aurait été le prix. Je ne m'attendais pas qu’il me donne une soumission. Je voulais juste savoir s’il savait combien des gens auraient dû travailler sur son projet. À ma grande surprise, il avait déjà une bonne idée de ce que ce projet (imaginaire) exigeait.

Plus tard, en discutant avec ma femme, je me suis souvenu qu’une de mes anciennes collègues du cégep était décoratrice. Lors de notre dernière rencontre, elle me disait qu’elle avait ouvert son propre bureau. J’ai pensé à lui donner un coup de fil, et lui demander si elle avait besoin d’un assistant pour les mois d’été. J’ai regardé l’heure, il était trop tard pour lui téléphoner ce soir, même si on était des amis. Je me suis proposé de l'appeler le matin et de l'inviter dîner. Ainsi, on aurait plus de temps pour discuter du nouveau choix de carrière de mon fils.