Pour un anniversaire réussi - Louis Shaffer

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Pour un anniversaire réussi

Pour un anniversaire réussi - Louis Shaffer

Je n’avais pas été assez rapide, et maintenant, il était trop tard pour que j’achète un bouquet de fleurs à ma conjointe. C’était le soir de son anniversaire, et même si je lui avais acheté un cadeau, lui offrir un bouquet de fleurs était devenu une tradition pour cette occasion. J’étais sorti si tard de cette réunion, que le fleuriste, qui a de magnifiques roses, des orchidées sublimes et de très belles plantes fleuries, avait fermé sa boutique depuis plus d’un quart d’heure. J’ai effectué une recherche sur mon cellulaire pour voir si un autre fleuriste était encore ouvert à cette heure tardive. Je fus très content de voir qu’un commerce de ce type était situé près de ma rue. Je pouvais, rapidement, faire ce petit détour, peu éloigné de mon trajet habituel. Je savais que ma femme ne rentrerait pas, elle non plus, tôt à notre maison.

Elle devait régler ce problème de décontamination moisissures Terrebonne, puis elle devait retourner à son lieu de travail, en fin d’après-midi. J’ai donc eu de la chance de trouver une composition florale, qui était très belle, à un moment aussi avancé de la journée. Je n’ai pas retenu les noms des plantes que la fleuriste avait mises, mais ma conjointe a adoré ce bouquet. C’était un vendredi soir et nous avions décidé de rester tous les deux, chez nous. Se retrouver dans notre habitation, vidée de la présence de nos enfants, car ils ont grandi et ils sont partis du nid familial, c’est un plaisir dont nous ne nous lassons pas. Comme j’ai été le premier à arriver, j’ai sorti du congélateur les différents plats qui composeraient notre repas. Je les avais cuisinés à l’avance.

Je savais que je ne pouvais que rentrer trop tard à mon domicile pour concocter un bon repas. J’ai donc, pendant un mois, et en secret, préparé quelques mets que ma merveilleuse conjointe adore. Je n’avais qu’à ouvrir les avocats et les transformer en mousse, les décorer de brins de basilic et d’une rondelle de citron et surmonter ce bel ensemble avec quelques crevettes. La blanquette de veau, son riz et ses légumes, étaient prêts. Une mousse de canard, que j’avais eue chez un excellent charcutier, était le petit plus pour l’apéritif. Sur des toasts de pain d’épice, coupés en tranches de petite taille, elle serait étalée à la façon d’un foie gras. Pour le dessert, j’avais pris des sorbets de différents parfums.