Quelques rencontres extraordinaires - Louis Shaffer

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Quelques rencontres extraordinaires

Quelques rencontres extraordinaires - Louis Shaffer

La vie est une longue route. Elle est parfois haletante, semée d’embûches. Elle est aussi pleine de belles choses, de victoires. Sur ce long périple qu’est la vie, on fait de nombreuses rencontres. On a de nouvelles connaissances à l’école, à l’université, au travail, ou dans le quartier. On fait aussi des rencontres au cours de sorties pour une fin de semaine, de voyages à l’étranger ou lors de déplacements professionnels. Parmi ces nouvelles connaissances, il y a toujours quelques personnes d’exception. Ce sont les vrais amis.

Celle qui allait devenir mon épouse

J’ai connu pas mal de personnes remarquables. Quand j’étais à l’université, j’ai fait la rencontre d’une jolie rouquine, dont je suis facilement tombé amoureux. J’étais surtout frappé par sa prestance naturelle et son intelligence. Mais cette magnifique jeune femme se faisait désirer. Je me rappelle qu’à un moment donné, un ami m’avait conseillé de laisser tomber, parce que je n’avais aucune chance. Sauf que l’hirondelle inaccessible, n’était finalement pas aussi distante que je le croyais. D’ailleurs, c’est cette hirondelle qui allait m’épouser quelques années plus tard, et devenir la mère de mes enfants. Mais avant de l’avoir connue, je côtoyais assidûment une fille avec laquelle je n’étais jamais sorti, et dont je n’étais jamais tombé amoureux. On avait plutôt une espèce de relation platonique, une admiration réciproque. La rencontre avec cette fille n’a rien de pareil dans ma vie.

La rencontre avec une militante à Lille

On s’est connu pour la première fois, quand j’étais en deuxième année de droit. Elle était à l’époque en master de communication. Cette militante me fascinait par son énergie dans son engagement politique. Je lui disais que je connaissais très peu d’étudiants qui soient militants d’un parti politique, ni même d’un syndicat. Mon amie me faisait savoir qu’elle avait perdu des amis à cause de son implication dans la politique. « C’est le prix à payer quand on défend ses convictions », disait-elle. « Les amis qui m’ont tourné le dos, sont eux-mêmes des militants convaincus, mais ils sont de gauche. Donc c’est de bonne guerre qu’ils aient pris leurs distances. » En tout cas, à force de l’écouter, je comprenais que le militantisme, syndical ou politique, était dans les gènes des Français. Rien de surprenant, puisque ce sont les enfants de la Révolution. En tout cas, j’admirais le sens politique de mon amie. Je racontais tout ça à mon père, qui travaillait dans le remplacement toiture Trois Rivières. Je ne tenais pas de journal à l’époque, mais mon père a gardé tous les mails où je lui parlais de cette amie. La rencontrer fut pour moi extraordinaire, parce qu’elle est très humaine. Je l’admire aussi, parce qu’au lieu de rouspéter, elle s’engage pour militer sur le terrain.