Une vente pour la bonne cause - Louis Shaffer

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Une vente pour la bonne cause

La vente n’a pas toujours été ce que je préfère le plus. Peut-être parce que je suis trop timide pour les relations commerciales. Peut-être… Enfin bref, peu importe la raison, il se présente parfois des occasions où je me dois de participer à la préparation, et même, à l’organisation de la vente. Comment aurais-je par exemple pu dire non à ma fille, qui me demande de l’aider à vendre des biscuits ? Elle et ses camarades scouts, avaient besoin d’argent pour venir en aide à des sans-abris de la région de Québec.

J’ai dit oui parce…

Je ne peux vraiment rien refuser à ma petite fille. C’est vrai qu’elle est si gentille, qu’elle semble bénie des dieux. Mais quand mon épouse est venue vers moi pour me demander de l’aider, mes vieux démons ont tenté de reprendre le dessus. Je dis bien : ils ont tenté, mais ils n’ont pas réussi. Ces vieux démons représentent avant tout ma timidité, ma promptitude à me défiler face à des responsabilités, ou des manifestations telles qu’une vente. Mais pour être honnête, quand j’ai dit non une première fois à ma femme, elle ne semblait pas du tout étonnée. Bien au contraire. En douze ans de mariage, elle sait que j’hésite longtemps avant de m’engager dans quelque chose. Et elle avait raison de ne pas insister. Après avoir réglé un problème de remplacement toiture Montreal, c’est finalement moi qui suis allé la voir pour lui demander en quoi je pouvais lui être utile.

La satisfaction de rendre un service

Avec quelques collègues, ma femme voulait en fait tirer profit d’une manifestation musicale pour vendre différentes spécialités des gens de sa famille. Elles prévoyaient de proposer entre autres le traditionnel pudding, la cipaille, le bagel, la queue de castor, ou encore, l’incontournable sirop d’érable. Comme si c’était vraiment nécessaire, elle avait dit à ses collègues que j’étais connu dans la famille pour mes cuisines de qualité. Quoi qu’il en soit, ce qui m’a vraiment touché dans leur initiative, c’est que les bénéfices récoltés devaient être donnés intégralement à la famille d’une ancienne collègue aujourd’hui infirme, suite à un accident de travail. J’étais aussi très frappé par le tempérament de mon épouse. Il est clair qu’elle n’aurait peut-être pas pu réussir cette vente seule. Mais elle n’a demandé l’aide de ses amies que quelques jours avant la tenue du spectacle. Même si ce n’est pas arrivé, je suis certain que le désistement d’une ou deux de ses camarades ne l’aurait pas découragée.